| Table ronde Pyrénéennes 2009 |
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« Unir nos efforts pour la montagne ! »
C’est la volonté qu’ont affirmé samedi 19 septembre les représentants des secteurs économiques et des collectivités régionales réunis à la table ronde qu’organisaient l’Association des Chambres d’Agriculture (ACAP), la Conférence de l’Artisanat Pyrénéen (CAP) et l’Assemblée Pyrénéenne d’Economie Montagarde (APEM), dans le cadre de la manifestation des Pyrénéennes 2009, à Saint Gaudens.
Henri Nayrou, président de l’Association Nationale des Elus de la Montagne et Jean-Louis Cazaubon, présent ce jour au titre de l’association européenne Euromontana, rappelaient effectivement que l’avenir des politiques structurelles et de la PAC se discutait dès maintenant au niveau de Bruxelles, et qu’il était indispensable d’être présents dans les débats et dans les propositions. « Si on n’y est pas, la politique se fera sans nous ! », insistait ce dernier, faisant allusion à de nombreuses politiques décidées dans les bureaux des ministères ou de la Commission européenne, en décalage avec les réalités vécues sur le terrain.
« Il faut agir pour être compétitifs à l’échelle pyrénéenne » affirmait également Christian Jouve, actuel directeur de la CRCI Midi-Pyrénées, mais s’exprimant aussi en tant qu’ancien Commissaire du Massif.
Les socio-professionnels, représentés par Jean-Michel Anxolabehere pour l’agriculture, Rolande Sassano pour l’artisanat ont insisté sur la nécessité de se rapprocher entre secteurs économiques pour mieux dégager les dénominateurs communs et les synergies à développer pour l’économie Pyrénéenne. Pierre Casteras, président de la Confédération Pyrénéenne du Tourisme, approuvait en ajoutant que le travail fait par son association avait pour objectif de promouvoir le territoire pyrénéen dans sa globalité, comme une destination touristique de qualité, mais aussi comme territoire de produits agricoles et artisanaux de qualité.
« L’Etat doit continuer à intervenir pour la politique de la montagne ! » C’est dans ces termes que François Maïtia, élu régional d’Aquitaine et co-président du Comité de massif des Pyrénées, insistait sur l’intérêt d’une politique territoriale à l’échelle du massif montagneux. C’est, selon lui, un enjeux majeur d’aménagement du territoire national, que de maintenir une politique différenciée pour la montagne. Une politique qui permette à la fois de maintenir et développer un tissu socio-économique vivant, et par là de continuer à répondre aux attentes et besoins des sociétés citadines qui viennent s’y ressourcer.
Marina Roncal, qui représentait le gouvernement de la Navarre, en Espagne, a par ailleurs témoigné, en tant que coordinatrice de la commission « Développement Durable » de la « Communauté de Travail des Pyrénées », de l’intérêt et de la nécessité de dépasser les frontières administratives pour développer les Pyrénées. Cette structure, qui rassemble les 7 régions françaises et espagnoles concernées par le massif des Pyrénées, et qui gère notamment des fonds européens de coopération transfrontalière changera prochainement de présidence, passant de la Région Languedoc-Roussillon à la région Mid-Pyrénées. Un organe, en complément du Comité de Massif des Pyrénées, où les institutions présentes s’impliquent déjà fortement.
Quelles perspectives ? Cette réunion qui avait pour but premier de faire un pas vers une dynamique de travail collective, n’a pas manqué de propositions, comme construire un projet économique du massif des Pyrénées, réfléchir à un fond intersectoriel pour le massif et permettant de porter des projets avec le versant espagnol ou s’organiser pour être présents à Bruxelles. Des idées que les membres de la table ronde souhaitent approfondir par des rendez-vous réguliers et au travers d’un projet global du massif.
Dans cette période de repli sur soi et d’angoisse face à l’avenir, cette dynamique, malgré un contexte pyrénéen difficile, apporte une note d’optimisme qui n’appelle qu’à construire collectivement. |